Mon chat est sérieusement en colère

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Mon chat a décidé qu’il était temps que les vétos se mettent en grève. De mémoire, ça n’avait jamais été vu dans notre profession. Nous qui sommes toujours très gentils, acceptons tout sans broncher, perdons des prérogatives depuis des années. Nous essayons de nous adapter mais cette fois-ci, ça va trop loin. Le gouvernement a décidé de passer en force, sans aucune concertation. Pourtant, des échanges dans différentes commissions existent depuis des années, des compromis sont trouvés.

Baisse de la consommation des antibiotiques vétérinaires

Il a été décidé que les vétérinaires seraient restreints dans leur capacité à délivrer des médicaments. Cela commence par certains antibiotiques critiques puis cela conduira probablement au découplage total, c’est à dire l’interdiction de délivrer tous les médicaments. Nous sommes pris pour des irresponsables alors que nous avons fait la preuve de notre bonne volonté et de notre efficacité. Ainsi, nous avons réussi à baisser notre vente d’antibiotiques de 20% depuis 2007, de 6,2% en 2012. Les efforts réalisés, la prise de conscience des vétos ont été exceptionnels. Et cela ne doit pas s’arrêter là car des engagements ont été pris d’une baisse de 25% entre 2012 et 2017! Pendant ce temps, alors que les médecins ne vendent pas de médicaments -ce qu' »on » aimerait qu’il nous arrive-, la consommation d’antibiotiques a augmenté de 5% depuis 2008, +9% depuis 2004…

Que va-t-il se passer si nous ne pouvons plus délivrer de médicaments?

  • ils seront bien évidemment vendus chez le pharmacien, qui ne détaillera pas la boîte comme nous pouvons le faire, qui ne sera pas disponible la nuit ou le dimanche et qui ne reprendra pas les traitements non utilisés. Les clients ne s’y retrouveront ni en terme de service, ni en terme de prix.
  • nous serons dans l’obligation d’augmenter les tarifs de nos actes car il faudra compenser la perte financière de la vente des médicaments, médicaments qui nous permettent d’équilibrer les comptes de nos cliniques. Nous serons obligés de licencier, voir fermer, d’où, en particulier dans le monde rural, une baisse significative du service rendu. La vente des médicaments pour l’activité rurale représente 40% du chiffre d’affaire! C’est ce qui permet aux vétérinaires ruraux de continuer à assurer leur mission de police sanitaire: suivre la santé des animaux d’élevage, contrôler l’hygiène et garantir aux consommateurs une qualité sanitaire des produits.

Afin d’empêcher que ces mesures passent, notre profession se mobilise. En lisant cet article, je suis persuadé que vous comprendrez les enjeux. Dans ce cas, n’hésitez pas à signer la pétition suivante: http://www.stop-marisol-touraine.com/signez-la-petition

Pour retrouver toutes le modalités de notre mobilisation: https://www.facebook.com/events/188034384718897/

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Auteur: Cyril Berg

Passionné par les animaux depuis l'âge de 5 ans, j'ai eu la chance de pouvoir continuer mes études pour devenir vétérinaire en 1998. J'ai pratiqué dans différents endroits de France pendant 4 ans avant de m'installer définitivement en médecine générale. J'ai travaillé pendant 2 ans pour la presse vétérinaire. En 2012, j'ai décidé de ne me consacrer plus qu'aux chats. J'ai créé la clinique vétérinaire Mon Chat et Moi qui leur est réservée, en élaborant des services dédiés, avec une équipe passionnée de chats.

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